Problèmes d’auteur #1 : de l’art d’accorder son temps libre et son inspiration

Bonjour à tous et toutes !

Aujourd’hui, j’inaugure un nouveau rendez-vous mensuel : « problèmes d’auteur », découvert sur le blog Évasion Imaginaire, par le biais duquel les auteur•e•s livrent leurs expériences et ressentis sur certaines difficultés d’écriture. Les réflexions qui vont suivre ne se prétendent donc absolument pas des vérités générales et absolues, mais les produits d’une expérience personnelle et immanquablement subjective – en l’occurrence, la mienne.

Belle lecture !

Avoir envie d’écrire quand on a pas le temps

Frustration, j’écris ton nom.

Avoir envie d’écrire quand on n’en a pas le temps, c’est aussi agréable que d’avoir du poil à gratter plein le slip, et c’est aussi horriblement frustrant.

Vous êtes plongé•e•s dans votre quotidien, quand tout à coup, l’envie furieuse d’écrire surgit, elle vous démange, mais vous ne pouvez pas dégainer le stylo ou votre logiciel de traitement de texte pour chatouiller votre inspiration (et soulager les démangeaisons du poil à gratter). Vos personnages vous appellent, ils hurlent à s’époumoner et vous tirent par le bras comme des enfants en déficit d’attention parentale, mais le contexte vous empêche de répondre à leur sollicitation. Vous les ignorez, alors, dans votre tête, ils hurlent avec une vigueur redoublée et tirent sur vos manches de plus belle, et vous voilà désemparé•e, désespéré•e, voire passablement agacé•e de leur insistance à vous harceler précisément maintenant où vous n’avez pas de temps à leur consacrer.

Pour vous, c’est un peu double peine, en fait, car non seulement vous êtes physiquement coincé•e dans une situation à laquelle vous ne pouvez pas vous soustraire (réunion professionnelle, courses, le bain de la petite, rencard…), mais vous l’êtes aussi mentalement, avec plein de monde qui se bouscule dans votre ciboulot sans vous laisser de répit pour penser. (Tiens, ça me rappelle une histoire).

Help.gif

Dans ces moments-là, je ne sais pas vous, mais moi, je rêve de m’isoler pour pouvoir si ce n’est écrire, au moins remettre un peu d’ordre dans mes neurones. Car outre la frustration, l’envie d’écrire peut-être tellement forte qu’elle m’empêche d’être présent à ce qui se passe. Je suis là physiquement, mais les personnages ont gagné : ils ont kidnappé mon esprit et l’ont entraîné dans leur monde sans que je m’en aperçoive.

– Eh oh ! tu m’écoutes là ?

Aïe. Maon interlocuteur•trice a remarqué qu’il n’y avait plus de lumière dans la maison, mon regard s’est voilé, je suis découvert et ce n’est agréable pour personne. Certain•e•s, qui connaissent bien les hurluberlus avec qui je partage ma cervelle, font preuve de compréhension, mais pour d’autres, je suis un incorrigible rêveur, un drôle d’alien lunaire qui plane à des années lumière de leur réalité. Je pourrais leur dire qu’il s’agit d’un kidnapping, mais ce serait un peu long à expliquer.

À la frustration de ne pas pouvoir écrire, peut aussi s’ajouter celle de voir des idées qui nous paraissent prometteuses, nées de l’étincelle créatrice, s’échapper si on ne les note pas immédiatement.

Qu’à cela ne tienne, j’ai développé des parades simples pour pallier au problème et me décharger un peu de la frustration.

Parer au plus pressé : sauver ses idées.

Quand on a envie d’écrire, mais pas de temps devant soi, deux solutions s’offrent à nous. Serrer les dents et se concentrer sur la tâche qui requiert notre attention et nous empêche de céder à la pulsion créatrice, au risque de laisser filer quelques jolies idées survenues dans ce moment de grâce, ou prendre un instant pour les noter et se soulager un peu.

Quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit que les situations où nous sommes dans l’absolue impossibilité de prendre la moindre petite note sont extrêmement rares. Pour peu que vous soyez équipé•e•s, il y a toujours moyen de griffonner quelques lignes en scred.

Deux astuces qui peuvent vous sauver dans ces moments là :

  • Avoir toujours, TOU-JOURS, un petit carnet, facile à transporter et dégainer en toutes circonstances, et un stylo sur soi. C’est tout bête, mais cela soulage. Et puis un écrivain qui se balade sans avoir de quoi écrire sur lui, c’est l’hôpital qui se moque de la charité, c’est le cordonnier qui sort de son atelier avec des chaussures trouées.

    Je n’ai pas le temps d’écrire ? hop ! je sors le carnet et je griffonne mes idées en développant juste ce qu’il faut pour me rappeler de ce que j’ai voulu dire si je ne reprends mes notes que trois jours – ou trois semaines, ou dix mois… – plus tard.

  • Pour les crises d’inspiration nocturne, avoir toujours un petit carnet à côté de son lit. Genre sur votre table de chevet. Ainsi, plus besoin de se lever et de quitter votre lit bien chaud pour aller noter votre nouvelle idée, qui aura à tous les coups disparu le lendemain si vous ne la notez pas dans l’instant.

Plusieurs idées de textes ou de scènes pour mes histoires en cours me sont venues de rêves. Je ne plaisante donc pas avec le petit carnet près du lit 😉 Je n’ai pas encore poussé le vice jusqu’à le prendre quand je dors autre part que chez moi. Cela finirait par arriver s’il ne contenait pas autant de choses compromettantes !

Mais même sans avoir vos carnets sous la main, ou en étant dans l’impossibilité de les sortir car cela rendrait votre déconcentration trop flagrante, il y a toujours moyen de sauver vos idées. Les post-its et les coins des supports distribués par votre boss en réunion peuvent devenir vos meilleurs amis.

Ne pas avoir envie d’écrire quand on a le temps

Procrastination.gif

Pour moi, situation encore PIRE que la précédente, même si finalement, ne pas avoir envie d’écrire du tout ne m’est arrivé que très peu de fois. Quand je bloque en écriture, j’ai plus tendance à bloquer sur un passage particulier dans un texte, qui m’ennuie ou qui me pose des problèmes techniques parce que j’estime ne pas avoir assez d’informations sur les sujets concernés pour être crédible, plutôt que sur le fait d’écrire en général, car j’écris tous les jours. Pas forcément des trucs intéressants, pas forcément des trucs longs ni destinés à être lus, ni même terminés, mais j’écris – des chansons, des pensées, des haïkus comme ceux que je poste régulièrement sur ma page d’auteur… – et c’est ma petite victoire journalière sur le quotidien. Mais c’est aussi un moyen de garder la machine chaude, et même si je n’avance pas mes projets en cours, d’éviter un truc chiant : la culpabilité.

Madame Culpabilité et sa copine Déprime

Pourquoi culpabilité ? Parce que même si nous n’écrivons plus, notre projet continue à vivre et suivre son cours dans notre tête. On se dit « ah, si seulement j’écrivais aussi vite que je pense, tout serait beaucoup plus simple », mais dans la réalité, rien n’est simple, et même si notre créativité est bloquée au point de renier nos rêves d’écriture dans un moment difficile, eux ne nous lâchent pas. Ils sont toujours là, comme une tâche en arrière-plan dans un ordinateur qui encombre votre système même si vous n’en faites rien, et précisément parce que vous n’en faites rien.

Ce projet, on le porte depuis si longtemps, on a tellement envie de le voir aboutir, que tout instant libre qui ne lui est pas consacré recèle un terrifiant potentiel culpabilisant. D’autant que comme le disait Élodie dans son bilan d’avancement du mois de juin, dans notre société friande de chiffres et de rendement, même l’écriture finit par se concevoir à l’aune d’une certaine rationalisation de production qui vire parfois à la taylorisation. On quantifie nos efforts, on calcule le nombre de mots qu’il nous faudra écrire par jour pour parvenir à tenir le délai que l’on s’est fixé, au risque de se frustrer terriblement si des impondérables surgissent et viennent bousculer notre belle organisation. Sans parler des retards divers et variés qu’on a vite fait de prendre sur le planning, même sans impondérables et malgré nos efforts, parce qu’on a surestimé notre capacité à tenir le rythme que l’on s’est imposé.

La méthode peut alors devenir plus contre productive qu’efficace. Les plus anxieux d’entre nous se diront qu’ils sont nuls, même pas capables de tenir un délai, et le découragement pourrait bien pointer le bout de son nez. « De toute façon, je n’y arriverai jamais, écrire un roman, c’est bien trop ambitieux pour moi ». Et voilà, la déprime fait son apparition ! Vous comparez les chiffres de vos objectifs avec les chiffres réellement obtenus, et c’est la cata. Votre estime de vous-même se morcelle lentement jusqu’à fondre comme la glace d’un lac au printemps, et vous doutez jamais de voir le bout de votre projet. Pire : vous doutez de votre capacité à le mener à terme.

Attention, je ne suis pas en train de dire que cette façon de procéder est forcément vouée à l’échec. Elle convient très bien à certain•e•s et c’est tant mieux pour ces auteur•e•s, mais n’essayez pas à tout prix d’adopter une méthode qui ne vous correspond pas. Laissez-vous le temps, avancez à votre rythme. De grands auteurs n’ont écrit qu’un seul roman dans toute leur carrière (J.D. Salinger, l’auteur de L’Attrape-coeurs, Emily Brontë et Les Hauts de Hurlevent, pour ne citer qu’elleux). Pas de pression à se mettre donc, sauf si bien sûr vous visez la productivité d’une Amélie Nothomb ou d’un Stephen King, auquel cas il faudra effectivement vous remuer les miches ou revoir vos ambitions à la baisse.

Personnellement, hors NaNoWriMo, je ne me fixe jamais d’objectifs de mots, mais plutôt des objectifs de scène/chapitre. « J’aurais fini tel(le) chapitre(/scène) tel jour à telle heure pour envoi à mon «Alpha lectrice». Une lectrice qui a un statut particulier chez moi, puisqu’elle découvre les chapitres au fur et à mesure de leur écriture, alors que mes bêtas-lecteurs•trices ne recevront le tout qu’à la fin de la réécriture.

Et si le blocage persiste, que faire ?

Qu’importe les causes, je vois deux grandes façons de réagir à un défaut de motivation ou d’envie : apprendre à laisser couler quand c’est nécessaire, et à se faire violence quand c’est nécessaire aussi.

Savoir laisser couler

Écrire, c’est une alchimie, c’est la rencontre d’un tas de facteurs différents qui vont créer les conditions dans lesquelles la créativité cherchera à tout prix à s’exprimer. En premier lieu, le plaisir. Sans plaisir, l’écriture devient creuse, factice, et peut aussi être franchement pénible. Parfois, mieux vaut donc savoir arrêter et faire autre chose pour y revenir l’esprit ressourcé et le cœur à nouveau ardent à l’ouvrage. J’ai pu le constater un nombre inquantifiable de fois, mais je n’ai jamais rien tiré de bon à rester planté toute la journée devant mon pc avec l’idée fixe d’avancer, qu’importe mon état physique et psychique.

A contrario et paradoxalement, j’ai toujours été beaucoup plus efficace en ponctuant mes sessions d’écriture de coupures plus ou moins fréquentes. Autant, certains jours, je peux rester assis devant mon PC à aligner les mots sans relever la tête, et émerger au bout de quatre heures avec l’air hagard, en m’apercevant que j’ai été tellement pris dans mon texte que j’en ai oublié le boire et le manger, autant d’autres jours, je peux aussi ressentir le besoin de diviser mon écriture en plusieurs petites plages d’une heure ou deux, à l’issue desquelles je décroche dix-quinze minutes pour faire quelque chose d’autre (nettoyer mon frigo, faire ma lessive, appeler quelqu’un…), voire je sors carrément m’aérer l’esprit trente minutes à deux heures selon mon besoin.

D’autres fois, les coupures durent plusieurs jours pendant lesquels je laisse décanter mon texte en travaillant sur d’autres. Le seul fait de me concentrer sur un autre projet me permet de retrouver un nouvel allant lorsque je reviens au premier.

Et quand on laisse décanter et qu’il ne se passe rien ? Qu’est-ce qu’on fait ? On laisse tomber ?

T.t.t.t., alors là, CERTAINEMENT PAS !

Savoir aussi se faire violence

Pretaendecoudre.gif

Être auteur•e, c’est un équilibre (ou un basculement) permanent entre le lâcher prise et une persévérance proche de l’acharnement.

Savoir lever le nez de son travail et s’aérer l’esprit peut être salvateur, mais il faut aussi savoir s’y remettre à un moment donné, et sans trop attendre, sinon votre projet s’éloigne, et votre motivation avec lui.

Si aucune décantation ne se produit malgré votre coupure, que l’envie d’avancer votre projet est toujours présente, mais que vous sentez le découragement vous gagner un peu plus chaque jour, car vous doutez de jamais sortir de l’impasse dans laquelle vous êtes, c’est probablement que la solution ne pourra émerger qu’en prenant le problème à bras le corps. Il faut alors se faire violence, se retrousser les manches et se forcer à se remettre devant sa table de travail, même si tout nous semble plus attractif que l’écriture à ce moment là – même la pile de vaisselle qui s’accumule depuis trois jours et avec laquelle nous cohabitions en bonne entente jusqu’à ce qu’on se dise qu’il faudrait peut-être se remettre à bosser.

L’intervenante qui présidait nos ateliers d’écriture créatifs durant mon année de Sorbonne citait souvent une phrase de Picasso très à propos : « L’inspiration existe, mais elle doit te trouver au travail ». On ne peut pas faire plus clair, non ?

Durant ses Masterclass d’écriture, Bernard Werber nous a livré le même message en substance : « l’imagination est un muscle, et comme tous les muscles, elle se travaille et s’entretient. »

Vous doutez de l’intérêt de votre histoire ? De votre écriture ? Ce n’est rien, écrivez quand même. C’est seulement en écrivant que vous allez améliorer votre art de conter. Il y a un monde entre imaginer une histoire et la « mettre en œuvre » par l’écriture – combien d’incohérences dans l’intrigue ou le caractère des personnages ai-je soulevées et rectifiées en phase de rédaction ?

Et si vraiment le blocage persiste ? J’ai là aussi mis en place des strats pour faire revenir « l’inspiration » :

  • La première consiste à changer de lieu pour écrire. Cela semble idiot, mais pour moi ça fonctionne bien, parce que cela me fait sortir de ma routine je suppose. Je vais donc écrire chez des ami•e•s, dans des cafés ou dans la nature (et j’en profite au passage pour faire quelques photos de dinosaures « en conditions », que voulez-vous, on ne se refait pas…).

  • La seconde consiste, elle, à mettre en application la célèbre citation d’Einsteinn dont j’ai fait mon credo : « Creativity is contagious ». Blocage ou pas, je parle de mon histoire autour de moi. Je fais des sorties, lis des livres et/ou regarde des vidéos (films, documentaires, séries…) qui ont un rapport avec elle. Cela donne un peu plus de grain à moudre à mon imaginaire, et renforce ma motivation à avancer mon projet en me plongeant insidieusement dans mon propre univers. Si je vois un centurion romain à la télé, je vais forcément penser à Diego Lepide, le seigneur vampyre de mon roman… et avoir envie d’aller écrire fissa ! Parfois, cela me donne même de nouvelles idées pour de futurs textes, ou simplement pour enrichir le background de mon histoire et de mes personnages.

Dans tous les cas, ne restez pas sur votre blocage. Écrivez ! Vous aurez ensuite toute la vie pour corriger, améliorer, peaufiner votre texte 😉

Bon voyage à tous•tes au merveilleux pays de l’écriture !

«L’Le Clézio.jpgécriture est la seule forme parfaite du temps.»

L’Extase matérielle, de Jean-Marie Gustave Le Clézio

Et vous, ami•e•s auteur•es qui lisez ce blog, comment votre inspiration s’accommode-t-elle de votre temps ?

Chris

PS : j’invite à mon tour tous les auteur•es qui le souhaiteraient à reprendre ce rendez-vous sur leur blog. Confrontons nos expériences !

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5 commentaires sur “Problèmes d’auteur #1 : de l’art d’accorder son temps libre et son inspiration

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  1. Ah mais super, ce rendez-vous ! Je vais me faire un plaisir de le reprendre sur mon blog, je trouve ça passionnant. En plus, il y a un paquet d’images sur leur Instagram donc on en a pour longtemps haha.

    Je suis définitivement un cordonnier avec des chaussures trouées ! Autant j’accumule les carnets chez moi, autant je n’en ai jamais dans mon sac quand je sors. Rapport au fait que je suis déjà bien trop chargée avec ma sacoche d’ordinateur et mon sac à main, donc j’essaie de m’alléger par ailleurs. Mais du coup, quand j’ai une idée fulgurante, j’essaie de la noter dans mon téléphone (ça reste très rare, car mes idées mûrissent de manière très discrète, jusqu’à être présentes et claires dans mon esprit). Par contre, c’est marrant, parce que je n’ai jamais de crises d’inspirations nocturnes. A une époque, j’aimais beaucoup écrire la nuit mais maintenant, je ne le fais plus tellement. Sûrement la conséquence de mon travail qui m’oblige à me lever tôt, alors que quand j’étais étudiante, eh bien, je pouvais me permettre d’être fatiguée ou de sécher un cours.

    J’aime bien ta distinction entre Alpha-lecteur et bêta-lecteur (je pense qu’il y a une coquille d’ailleurs, y a un endroit où tu as mis bêta au lieu d’alpha), en fait je me rends compte que j’ai beaucoup d’Alpha-lecteurs. J’aime bien la relation qu’on peut avoir avec eux, car leurs retours font, d’une certaine manière, évoluer le texte pendant qu’il se construit.

    Bref, c’est un article passionnant, qui expose bien toutes les difficultés qu’il peut y avoir à écrire lorsque la vie se met en travers de nos projets. Oui, tu as raison, il y a un moment où il faut savoir s’écouter et un autre où il faut savoir retrousser ses manches, sinon c’est un cercle vicieux, on n’avance pas donc on déprime, donc on n’avance pas. J’essaie moi aussi de raisonner par scènes ou chapitres plutôt que par nombre de mots, cela me semble moins stressant, moins chiffré. D’ailleurs, j’ai bien avancé mon chapitre 5 et je pense être dans les temps pour tenir mon objectif annoncé dans le point de Juin, donc ce n’est que du bonheur.

    Aimé par 1 personne

    1. Avec toutes mes excuses pour le retard, me voici enfin pour la réponse !

      Je t’encourage bien sûr chaleureusement à reprendre ce rendez-vous sur ton blog ! Je suis curieuxe de voir comment tu ressens les choses 😉 (et puis comme tu dis, on a de la matière pour un moment ! J’écris en ce moment l’article 2 de la série – sur la mort des personnages -, et c’est un régal, mouahaha !).

      C’est marrant ta passion pour les carnets vierges. Et dans un sens, je la comprends. Quand un carnet est trop beau, je n’ai plus envie d’écrire dedans pour ne pas le salir ! Et puis dans une page vierge se reflète une étendue infinie de possibilités. Bref, c’est pour l’œil et l’imagination d’un•e auteur•e un territoire bien agréable.

      Le téléphone comme « carnet à idées », c’est pas mal aussi 😉 je n’y pensais même plus ! Il faut dire que je me suis fait voler le mien peu de temps après avoir commencé à y noter des débuts de textes. J’étais bien dégoûté… Du coup je boude le nouveau pour cet usage x) Dommage peut-être, cela permettrait de sauver des arbres, et le téléphone est le seul « carnet » à produire sa propre lumière pour les crises d’inspiration nocturnes.

      À ce propos, c’est certain qu’elles sont difficilement compatibles avec un boulot ! C’est l’un de mes grands regrets quand je rempile pour des postes classiques, avec horaires stricts et rythme routinier… C’est tout un art d’harmoniser son quotidien de salarié et celui d’auteur !

      Merci pour ta remarque sur mon histoire d’alpha et bêta lectrice. Je voulais dire qu’une Alpha Lectrice, chez moi, c’est une sorte de Bêta-Lectrice premium : elle bêta-lit en avant première, au fur et à mesure de l’écriture des chapitres. Je vais modifier l’article pour que cela soit plus clair.

      Félicitations encore pour tes avancées ! J’espère avoir le plaisir de lire prochainement que les choses ont continué dans ce sens 😉

      Merci pour ton commentaire, et à bientôt !

      Chris

      Aimé par 1 personne

    2. Heureux que mon petit rendez-vous vous ai plu à tous les deux 😀
      Chris, quand j’ai vu que tu avais repris mon idée, je ne m’attendais pas du tout à ce développement xD mais c’est une approche très précise de ta vision et c’est excellent tandis que moi je me contente d’un simple ressenti. J’ai l’impression d’être un amateur maintenant lol ^^ Nan je ris mais je suis content que tu prennes du plaisir à rédiger ces articles et ta vision des choses m’apportera un plus également dans ma façon de penser à ces « problèmes » ^^
      Keep going !

      Aimé par 2 personnes

      1. Merci, John ! Je t’avoue que je ne pensais pas non plus autant développer en attaquant le rendez-vous, mais je trouve les questions posées par « problèmes d’auteurs » passionnantes. Du coup, une fois lancé, on ne m’arrête plus et j’ai d’ailleurs du mal à boucler ces articles tant j’ai des choses à dire :’) Encore merci de m’avoir fait connaître ce rendez-vous.

        Un simple ressenti, c’est bien aussi ! C’est génial d’être synthétique :D. Je le serai probablement aussi sur certaines questions qui m’inspirent moins pour diverses raisons. (Cela reposera un peu les lecteurs•trices du présent blog, car j’ai conscience d’être outrageusement bavard dans mes articles.)

        Merci pour ton intérêt et ton retour ! J’ose espérer que les prochains articles t’apporteront des éclairages intéressants et complémentaires à tes propres réflexions que je prends également beaucoup de plaisir à lire 😉 C’est stimulant, cet échange d’expérience !

        @ bientôt quelque part,

        Chris

        Aimé par 1 personne

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