Je lève le voile sur mon premier roman !

Buongiorno a tutti ! J’espère que vous avez le moral malgré la grisaille de ce mois de mai. J’ai d’abord pensé vous apporter un peu de lumière avec cet article, puisqu’il va y être question de la flamboyante Rome, mais tout compte fait, vous n’y prendrez pas beaucoup le soleil en embarquant avec moi. Ceux que je vous emmène voir ne vivent que la nuit… Je veux bien sûr parler de mes vampyres (oui, avec un y !) chéris.

Il est temps de lever le mystère sur Les Ombres de Rome, ce fameux premier roman sur lequel je travaille depuis deux ans.

Fiche technique


Titre du projet : Les Ombres de Rome

Genre : Urban-fantasy (fantaisie urbaine), romance M/M

Cycle : Les Ombres de Rome constitue le premier volume des Chroniques de la Maison Lepide. Une saga qui livrera le récit des aventures de plusieurs immortels, et dont tous les tomes pourront se lire indépendamment les uns des autres.

État d’avancement au 31/05/2018 :

Premier jet – 100 %

Réécriture 1 – 15 %

Pitch


Homo sapiens se croit l’espèce dominante de la planète, mais il se trompe. Une autre espèce, plus forte et plus intelligente, prospère dans son ombre : Homo noctis. Un prédateur des Temps Anciens dont les représentants se désignent comme les Ombres, ou vampyres, afin de se différencier des créatures surnaturelles du folklore humain. Car eux sont bien réels… et vivants. Infiltrés dans tous les milieux du pouvoir, ils façonnent la destinée des civilisations humaines depuis le manteau protecteur des ténèbres.

C’est en Italie que vit la plus grande de leur communauté. Depuis plus de 2000 ans, les vampyres de la Maison Lepide protègent Rome et la font prospérer.

Phil Muti, quinquagénaire et avocat pénaliste réputé, rêve de les rejoindre pour se rapprocher du vampyre dont il est amoureux et échapper à sa condition mortelle… Mais est-il réellement prêt à adopter les codes féroces de la société vampyrique pour accéder à la vie éternelle ?

Thématiques du roman


Même si une romance M/M est présente dans ce premier opus, et que c’est de l’interdiction originelle faite à Phil et Ruben de vivre pleinement leur relation (les lois vampyriques n’autorisant les relations entre humains et vampyres qu’à certaines conditions strictes) que découle tous les événements du roman, l’homosexualité ne sera pas un thème central du livre. Phil s’assume pleinement comme gay – et depuis longtemps -, et se sert même de sa réputation médiatique pour faire avancer la cause LGBT -, ce ne sera donc pas un roman sur l’acceptation de soi ou la différence.

En revanche, ce sera un roman qui traitera de l’accomplissement de soi et de la réalisation de nos rêves. Faut-il vraiment les poursuivre coûte que coûte ? Même dans les abysses les plus sombres et les forêts les plus noires, au risque de se perdre soi-même en chemin ?

Les personnages et l’univers


Dans quel univers s’inscrit l’histoire ?

En m’appuyant sur mes connaissances de l’histoire évolutive des hominidés, j’ai imaginé un monde qui ressemble au nôtre, mais dans lequel d’autres espèces qu’Homo sapiens survivent à son insu. Ces espèces, parmi lesquelles se trouve Homo noctis, forment une société souterraine dont peu d’humains ont connaissance et qui se désigne elle-même comme Le Monde Invisible.

Entendons-nous, il s’agit là toujours du même univers que celui de La Légende de SeyTan, mais Les Ombres de Rome mettent en scène d’autres personnages dans un autre pays à une autre époque (en l’occurrence l’Italie, année 2016).

Pourquoi des vampyres ? Et pourquoi cette orthographe ?

La reine des damnés Anne Rice
La Reine des damnés de Anne Rice. L’un de mes titres préférés de la saga des vampires. Source : https://www.babelio.com/livres/Rice-Les-Chroniques-des-Vampires-tome-3–La-reine-des-/8115

Anne Rice et ses Chroniques des Vampires sont à la source de ma fascination pour cette créature légendaire qui partage avec mes biens-aimés dragons les traits d’intelligence et de férocité. (J’avais bien dit que pour moi, les crocs pointus étaient synonymes de charme fou). L’origine et l’évolution du mythe à travers les millénaires pourraient faire l’objet d’une conférence à elles seules tant il y a à dire, mais je vais nous épargner ce trop long aparté (j’en parlerai peut-être une autre fois), et seulement vous dire pourquoi j’aime autant la figure du vampire telle que présentée par Anne Rice :

– Ces créatures peuvent être les témoins privilégiés de l’Histoire. Une aubaine pour les auteur•e•s qui en sont passionné•e•s ! La plupart de mes personnages vampyres sont nés de ma fascination pour des périodes historiques bien précises. Ainsi, la Maison Lepide et son chef, Diego Lepide, sont nés de ma passion pour la Rome antique, Ricardo Uzzeni constitue ma réponse à l’énigme de l’Homme au Masque de Fer, et l’existence de Ruben Casarotti découle de mon intérêt grandissant pour les balbutiements du cinéma italien.

Les vampires permettent de jouer avec l’Histoire et d’écrire sur des périodes que l’on aime / qui nous inspirent, sans forcément faire du récit historique. Je sais que cela déplaît à certain•e•s, car « l’Histoire est l’Histoire, figée dans le marbre, et il est honteux d’y ajouter une dimension fantastique », et pourtant c’est grâce à des auteur•e•s qui ont osé s’affranchir de ce tabou que la matière à réellement commencé à m’intéresser.

– La propension des vampires à vivre jusqu’à un âge avancé permet d’explorer des sentiments et des thématiques qui restent hors de portée d’un personnage lambda. À 1 000 ans, on ne considère pas le monde comme lorsqu’on en a 16, 30 ou même 70 (enfin, je suppose).

Comme pour les dragons, le double visage des vampires me fascine. Créatures sensuelles, souvent intelligentes et raffinées, mais aussi sulfureuses, sauvages et parfois monstrueuses dans leurs heures les plus sombres, leur profondeur est aussi passionnante que terrifiante.

Vampyres Laurent Coureau
Vampyres : quand la réalité dépasse la fiction, Laurent Courau, éditions Flammarion, 2006

Quant à l’orthographe, outre la volonté des vampyres de mon univers de se démarquer des créatures du folklore humain, il s’agit aussi d’un clin d’œil de ma part aux communautés de vampyres – bien réels ceux-là – issues de la pop-culture underground et présentes dans les grands centres urbains de l’Occident (dont Paris). Les membres de ces communautés ont adopté le mode de vie nocturne et alimentaire des créatures bien connues et voient le vampyrisme comme un véritable courant spirituel. Les découvrir a contribué à renouveler ma vision de la créature et je recommande vivement aux curieuxes l’ouvrage Vampyres, de Laurent Courau.

Et ils ont quelque chose de particulier du coup, tes vampyres ?

Ils ne brillent pas au soleil, vous m’accorderez que c’est déjà une bonne chose. Blague à part, quoique mes vampyres se rapprochent de leurs célèbres homologues, de Dracula à Lestat de Lioncourt, par leur état de prédateurs nocturnes et immortels, ils s’en éloignent par de nombreux autres aspects. Par exemple, ce sont des êtres vivants, et non des morts, qui ne possèdent ni force ni vitesse surnaturelles, mais de puissantes capacités psychiques. C’est pour alimenter ces capacités qu’ils boivent du sang, sinon, leur régime alimentaire est similaire au nôtre, à quelques exceptions près…

Ce sont les dernières découvertes réalisées sur l’homme de Néandertal, plus civilisé et intelligent que nous l’avons pensé pendant longtemps, qui m’ont inspiré l’origine de mes vampyres. Ces derniers sont les descendants d’un groupe d’Homo neanderthalensis qui, isolé de ses congénères, a pris une voie d’évolution différente, comme cela a pu se produire de multiples fois dans notre histoire naturelle en engendrant certaines espèces endémiques. Cette histoire évolutive spécifique a doté les vampyres de certaines particularités physiologiques et influencé la construction de leur société. Mais vous en découvrirez plus en suivant les aventures de Phil dans leur monde  😉

Pourquoi Rome ?

Quelle ville plus indiquée que la Ville Éternelle pour être le théâtre d’une histoire de vampyres ? Son histoire, qui rayonne dans le monde occidental depuis plus de 3 000 ans, foisonne d’anecdotes et de récits inspirants, mais comporte aussi suffisamment de zones d’ombre pour laisser la part belle à l’imaginaire.

Les événements se joueront donc dans son décor et ses alentours, puisque c’est dans la chaîne des Apennins, qui forme l’horizon de la campagne romaine, que les vampyres de la Maison Lepide ont établi leur repaire. Et celui-ci réserve à Phil de nombreuses surprises…

Qui est le héros de ce premier roman ?

Cédric Khan est Phil Mutti
Je vous avais dit apprécier avoir des supports visuels pour appuyer mon imagination. Eh bien voilà, dans ma tête, mon héros a la tête de Cédric Kahn !

Phil Muti est un avocat pénaliste réputé, sorte d’Eric Dupond-Moretti du barreau romain, connu pour être « l’avocat des mafieux ». Une réputation qui lui vaut souvent l’incompréhension, l’antipathie voire la haine de ses concitoyens, mais qu’importe. Juriste passionné et homme engagé, notamment pour la cause LGBT  dont il s’est érigé en symbole en utilisant sa réussite pour faire tomber les préjugés, Phil appartient aussi à la frange de la population humaine avisée de l’existence du monde invisible grâce à feue sa tante, une magnétiseuse réputée chez qui toutes les huiles de Rome se pressaient pour guérir leurs plaies énergétiques. Le nom de Lepide était donc connu de Phil bien avant qu’il ne rencontre les premiers membres du Clan, mais quantité de questions restent en suspens sur leur compte.

D’où les Lepides tirent-ils leur pouvoir ? Par quels moyens ont-ils réussi à asseoir et conserver leur hégémonie sur la ville ? Quels liens entretiennent-ils avec les représentants du pouvoir humain ? Et avec les autres peuples du monde invisibles ?…

C’est tout un monde qui s’ouvre à Phil, et il va devoir apprendre à s’en approprier les codes non seulement pour gagner le respect des vampyres, mais aussi pour survivre. Car les us et coutumes de la société vampyrique sont féroces, et Phil va se découvrir otage de rivalités insidieuses entre membres du clan…

Inspirations littéraires


Les Ombres de Rome – et les Chroniques de la Maison Lepide de façon générale -, par l’ambivalence de leurs personnages cruels et raffinés, sanguinaires et sensibles, et  leur ambiance sombre, s’inscriront dans la lignée des Chroniques des Vampires de Anne Rice, mais aussi dans l’esprit plus léger de sagas de fantaisie urbaine comme Les Aventures d’Anita Blacke de Laurell K. Hamilton, ou Mercy Thompson de Patricia Briggs.

Merci de m’avoir lu. Bientôt des extraits et quelques billets sur l’avancée du projet et les difficultés rencontrées dans l’accouchement de ce premier roman !

Chris

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13 commentaires sur “Je lève le voile sur mon premier roman !

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  1. Merci pour ton intérêt et tes encouragements ^.^ Et merci beaucoup aussi pour le retour ! Tu confirmes l’impression que j’ai eue à la dernière relecture de cet article, je me suis dit que les paragraphes sur les personnages sont en trop. Je vais y remédier !

    Aimé par 1 personne

  2. J’ai lu l’article dans sa première version héhé, avant que tu ne supprimes les paragraphes sur les personnages. C’est vrai qu’ils en disaient beaucoup. Mais ce n’est pas grave parce que j’adore me spoiler : dans les romans, dans les séries… D’ailleurs, peu de gens comprennent ça haha.

    En tout cas, c’est super de découvrir un peu (beaucoup !) ton univers à travers cet article. Rome est une ville que je trouve moi aussi complètement fascinante, y a une ambiance particulière là-bas et je comprends qu’elle t’inspire ! J’aime bien ton approche du folklore autour des vampires. Je trouve ça plutôt chouette qu’ils n’aient pas forcément de capacités physiques extraordinaires ou de dons surnaturels. Ca change de ce qu’on lit d’habitude (tu me diras, je ne lis pas forcément beaucoup de romans de vampires, mais les souvenirs que j’ai de Twilight et Dracula allaient plutôt dans ce sens).

    J’ai une amie proche qui est complètement fan des romans d’Anne Rice, je ne manquerai pas de lui conseiller ton roman quand il sortira – je ne doute pas qu’il saura trouver son éditeur et son public. Et je ne manquerai pas de le lire non plus, d’ailleurs ! Combien de temps as-tu mis à rédiger ton premier jet, par curiosité ?

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    1. Un an et demi de rédaction pour le premier jet (mais pas en continu). J’ai eu l’idée de l’histoire en juin 2016, mais entre le boulot puis ma reprise d’études, il y a des périodes où j’ai laissé le manuscrit un peu de côté. J’ai terminé le premier jet en novembre 2017 et j’espère terminer la première réécriture pour début juillet (c’est LE challenge de l’année, mais les défis m’exaltent !)

      Merci pour ton intérêt et pour ton soutien. Je suis content aussi de voir que tu partages ma fascination pour la splendide Rome ♥

      PS : j’avoue qu’aimer être spoilé•e, c’est original !

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      1. Haha, je sais ! Mais franchement, plus j’aime le bouquin / la série, plus je ressens ce besoin de connaître la fin. En fait, je me spoile, et ensuite je suis beaucoup plus sereine pour regarder les épisodes. Je n’ai pas à m’inquiéter des choses qui me tiennent à cœur. Ca peut sembler bête mais bon, c’est vraiment une histoire de sérénité, je n’aime pas tellement les surprises quand je lis ou regarde une série.

        Aimé par 1 personne

  3. Yep félicitations à toi pour ce parcours ! Pour ma part, réaliser un premier jet, cela fait des années que je suis occupé et je n’ai toujours pas trouvé la force de terminer un seul de mes écrits 😥
    L’idée est vraiment chouette. Heureux de voir que tu ne vas pas focaliser le côté gay de ton perso principal sur son acceptation et la recherche de sa place dans le monde (c’est tellement courant maintenant…). Je viens de lire l’Étoile du Matin de David Gemmell et il utilise les Vampyrs avec cette même orthographe.
    En tout cas, une belle description bien complète de ce que tu comptes finaliser. Je devrais m’en inspirer pour mes propres écrits et si un jour j’en termine un, essayer de le décrire comme toi tu le fais.
    Bonne continuation en tout cas !

    Aimé par 1 personne

  4. Merci beaucoup John ! J’ai mis des années à terminer un premier jet. Je suis sûr que tu y arriveras aussi un jour \o/ On arrive à tout avec la persévérance 😉

    Si cet article t’inspire pour la présentation d’un de tes écrits, n’hésite pas ! C’est vrai que ce n’est pas évident, et je serai flatté de servir de modèle 8) (oui oui, je me calme avec le lancer de fleurs xD).

    Bonne continuation à toi aussi et merci pour le titre de Gemmell, je ne connais pas, je vais me le procurer !

    Aimé par 1 personne

  5. C’est tellement rare de découvrir « les coulisses » de la rédaction d’un livre: les inspirations, les goûts, le travail de recherche de l’auteur. Ton article permet de se rendre compte de la somme de travail qu’implique la création littéraire (une vraie création digne de ce nom qui demande une réflexion sur chaque détail) et la/les relecture/s, En plus ton livre me fait vraiment envie, ce n’est pas mon genre littéraire de prédilection mais j’avoue que ta présentation a su piquer ma curiosité (et ayant déjà eu un avant-goût de ta prose, je ne doute pas que ce sera une oeuvre de qualité 🙂 ) Bonne continuation!

    Aimé par 1 personne

    1. Je suis ravi si le résumé te branche et si cet article (et les suivants qu’il enclenchera) te permet(tent) de découvrir un peu les coulisses de la création de roman ! Coulisses moins glamours que la plupart des gens l’imaginent (les petites muses qui volètent autour de la tête de l’écrivain en lui soufflant les mots à écrire, c’est poétique, mais cela ne reste qu’un joli mythe).

      La réécriture se poursuit 😉

      Merci pour ton passage et ton commentaire !

      @ bientôt quelque part,

      Chris

      Aimé par 1 personne

  6. Belle présentation de ton roman, Chris… Moi, j’ai découvert Anne Rice après avoir vu : « Entretien avec un vampire »…Ce film m’avait conquis, et lorsque j’ai su que c’était une adaptation, j’ai commencé à lire : « Lestat le vampire ». J’aime beaucoup ce qu’elle a fait de ces créatures… Tout en gardant leur férocité, elle a su les mettre en valeur en les affublant de qualités attirantes (intelligence, grâce, élégance, etc.). Je comprends que l’on puisse s’inspirer de cet univers-là.

    Bon courage/travail ! Hâte de te lire.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour ton intérêt et ton soutien ! Du courage, il en faut à satiété quand on se lance dans un chantier de l’envergure de l’écriture d’un roman.

      Concernant Anne Rice, tu résumes à merveille tout ce qui fait son attrait (et celui de ses vampires) à mes yeux. Tu as un tome / un personnage préféré ?

      Chris

      J'aime

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